Qui est Guy PHILIPPE ?
by Front pour la Reconstruction Nationale-Haïti
 guyphilippe@hotmail.com 00 509 44 04 22 FRN (Haïti) 9 rue Casseus, Pacot, Port-au-Prince, Haiti
Depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, on peut trouver sur une multitude de sites internet un descriptif mensonger des idées et des actes que l’on me prête… tout cela étant tiré d'un seul et même article écrit par un partisan d'Aristide.
Madame la Directrice, Monsieur le Directeur,
Madame le Rédactrice en Chef, Monsieur le Rédacteur en Chef,
Madame, Monsieur la/le responsable de site internet,


De nombreuses parties de ses allégations ont été tirées d’un seul et même article, rédigé par un pseudo journaliste, Brian CONCANNON, qui a totalement déformé le moindre de mes propos et qui fait de moi un personnage à des années lumières des valeurs qui sont réellement les miennes. De telles allégations sont répétées et amplifiées par un journaliste du Miami Herald, Joe MOZINGO, qui manque a tous les devoirs de sa profession en relayant de pseudo-scoop, sans le moins du monde recouper ses sources, ni même prendre la peine de solliciter ma réaction face à ses propos diffamatoires...

Brian CONCANNON, quand à lui, est en fait un sombre personnage, car en effet s’il se présente aujourd’hui comme appartenant à une ONG, il fut surtout l’un des avocats du dictateur J.B. ARISTIDE, à la chute duquel je fus l’un des principaux contributeurs. Malheureusement pour moi, c’est une information dont je n’ai eu connaissance que lorsque ce monsieur eut commencé à répandre ses contrevérités à travers la planète via internet.

Je trouve particulièrement inquiétant que de si nombreux sites reproduisent de tels propos sans le moindre exercice journalistique de vérification de leurs sources, d’autant plus inquiétant que l’existence de toute bonne démocratie nécessite l’accès une information sûre, recoupée et fiable. Je ne vous demande donc pas de me croire sur parole, mais je vous invite, si cela vous est possible, à interroger des personnes qui me connaissent réellement. Moi-même, je suis tout à fait disposé à vous accorder une interview par téléphone ou par e-mail, en vous assurant à l’avance qu’il n’y a pour moi aucune question taboue.
A toute fin utile, je joins au présent courrier une brève biographie de ma personne, que vous voudrez bien considérer, je l’espère, comme un légitime droit de réponse aux fausses allégations que votre site à malencontreusement hébergé depuis un certain temps.


Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, mes sincères salutations.

Guy PHILIPPE,
Secrétaire Général du Front pour la Reconstruction Nationale (FRN),
Candidat à la Présidence d’Haïti
00 509 44 04 22 -  guyphilippe@hotmail.com
 http://www.frnhaiti.org

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Communiqué de Presse du Front pour la Reconstruction Nationale (FRN),

Qui est Guy PHILIPPE ?

Né à Pestel dans le sud-Ouest d’Haïti, le 29 février 1968, Guy Philippe a passé les premières années de sa vie en milieu paysan, ce qui l’a fortement sensibilisé aux problèmes du « pays-en-dehors » et en particulier aux questions agraires. Son père était maire de Pestel, dans la famille on parlait souvent Politique et Histoire. Après de solides études chez les Frères PAULIN de Jérémie et à St Louis de Gonzague à Port-au-Prince, Guy PHILIPPE part au Mexique, puis aux Etats-Unis. Il semble prédestiné pour le sport. Il est plusieurs fois champion national de tennis de table en Haïti et la presse mexicaine parlera plus tard de lui comme le “goleador” (buteur) de Puebla.
Après avoir hésité entre la médecine et l’Académie militaire, les hasards de l’existence conduiront, en septembre 1992, Guy PHILIPPE à Quito, en Equateur, où il entre à la « Academia Superior de Policia Alberto Enriquez GALLO ».
C’est l’une des meilleures écoles de police de toute l’Amérique. Cette formation comprend aussi 8 semestres de cours à la faculté de droit de Loja. En cours de formation, Guy PHILIPPE sera intégré au sein des Forces Armées d’Haïti comme cadet stagiaire à l’étranger. Il achève brillamment ses études : deuxième lauréat de la promotion. Il est également le premier étranger à être décoré en plus de 60 ans d’existence de l’académie.
La même année, le président ARISTIDE démobilise l’armée haïtienne au mépris total de la constitution haïtienne. Guy PHILIPPE se voit alors refuser l’entrée dans la toute nouvelle force de police alors qu’il est à ce moment précis l’un des rares haïtiens réellement formés pour assumer un poste de responsabilité dans le maintien de l’ordre. Toutes les portes lui sont fermées sous prétexte qu’il a été boursier des Forces Armées d’Haïti et qu’il représente un « danger » pour le régime en place. Contrairement à ce que prétendent ses détracteurs, Guy PHILIPPE n’a donc jamais travaillé sous les ordres d’ARISTIDE. Il a fallu attendre l’arrivée de son successeur en 1995 et en particulier de Pierre DENIZE à la tête de la Police Nationale pour que Guy PHILIPPE obtienne enfin un poste de commissaire à Ouanaminthe, à la frontière dominicaine. Impressionné par les excellents résultats de son travail, la direction générale de la police le fait entrer au poste de Delmas dont dépendent plusieurs bidonvilles, Cité Soleil, entre autres. En 1999, après avoir neutralisé les premiers gangs armés d’ARISTIDE, il réussit là aussi, à rétablir l’ordre et la discipline dans le respect de la loi et des droits de l’Homme. Il fait de Delmas un des quartiers les plus sûrs du pays. Après avoir été élu commissaire de l’année, en présence d’observateurs des Droits de l’Homme (venant de la MICIVICH) ainsi que d’experts de police venant de Nations Unies (MINUAH), il obtient une promotion qui fait de lui le commissaire principal responsable du département du Nord. La qualité de son travail et son indépendance par rapport au pouvoir en place impressionnent tant que la république entière parle de lui en bons termes. Ce qui n’est jamais de bonne augure sous une dictature.

Entre-temps, les élections 2000 approchent. ARISTIDE s’apprête à revenir au pouvoir après la présidence de PREVAL qui était en fait la doublure de celui en version moderne revue, corrigée et augmentée de la politique de doublure en Haïti.
Un laisser-aller complice favorisant le banditisme et la démobilisation des forces vives du pays. Tout son mandat n’a servi qu’à paver la route aux tendances dictatoriales d’Aristide, Dans cet ensemble « d’incidents » et de mesures visant à faciliter le travail à Aristide, les voix dissidentes comme celle du journaliste Jean DOMINIQUE sont éteintes, des leaders politiques comme le pasteur LEROY ou le sénateur Yvon TOUSSAINT sont assassinés, les élections législatives ne sont pas organisées, laissant ainsi un vide institutionnel qui fragilise notre démocratie.

Tout le groupe d’officiers professionels formés en Equateur, est accusé de préparer un coup d’état visant à empêcher Aristide de retourner au pouvoir. Ils sont contraint de quitter le pays. Guy Philippe s’exile à Saint Domingue en décembre 2000 avec sa femme et ses deux enfants. S’il reste reconnaissant de la solidarité de certains militaires dominicains à son égard, il n’en demeure pas moins marqué par le sort des Haïtiens dans la république voisine qu’il continue à dénoncer avec courage.
ARISTIDE n’obtiendra pas l’extradition de Guy PHILIPPE. Mais il a bien réussi à ternir son image à l’étranger. De grands journaux internationaux très respectables ont longuement et inlassablement répété les mensonges des propagandistes du régime LAVALAS.
Guy PHILIPPE est doué d’un sens de l’humour débordant. Dans la presse, il passe ARISTIDE en dérision régulièrement. Celui-ci, par ses réactions souvent disproportionnées se ridiculise davantage. Il voit la main de Guy PHILIPPE dans tous les mouvements subversifs. Peu à peu, la rumeur s’amplifie à travers le pays : ARISTIDE n’a peur que de Guy PHILIPPE. Le mythe est né !

Les élections frauduleuses de 2000 qu’une seule petite voix dissidente au sein de l’OEA a eu le courage de dénoncer, ont entrainé le pays dans une crise interminable. La dérive dictatoriale d’ARISTIDE ne semblait plus avoir de limites. Certains opposants au régime sont arrêtés et végètent en prison souvent sans même comparaître devant un juge. D’autres sont maintenus en détention malgré l’ordre formel de la Justice de les remettre en liberté. Les locaux des stations de radio indépendantes sont saccagés. Plusieurs journalistes, dont Brignol LINDOR, sont assassinés. Les espaces universitaires sont violés et les étudiants bastonnés régulièrement par les chimè, les gangs armés sans foi ni loi d’ARISTIDE. Le recteur lui-même n’est pas épargné. Les grèves, les manifestations, sont régulièrement réprimées dans le sang. Dans cette escalade de la violence, les étudiants ont payé le prix fort. Cependant, au fur et à mesure que la répression s’abattait sur eux, le mouvement se radicalisait.

Alors que la société civile et la classe politique traditionnelle, toujours prête à négocier avec ARISTIDE pour quelques miettes de pouvoir, hésitent entre l’appui au mouvement étudiant et de nouveaux compromis, aux Gonaïves, l’ex « armée cannibale » se retourne contre son chef. Un tournant décisif. Désormais, ARISTIDE doit lutter contre deux fronts d’opposition, dont un armé qui va jusqu’à le défier de se présenter aux festivités du bicentenaire aux Gonaïves le premier janvier 2004.

Février 2004, la crise persiste, s’aggrave même. Les transporteurs sont pillés et les femmes régulièrement violées par les bandes armées du président. La population est à bout de souffle et est lasse de ne pas voir l’ombre d’une solution. Les divers mouvements d’opposition sont essouflés. Après 3 années d’exil, Guy PHILIPPE traverse enfin la frontière dominicaine avec quelques patriotes prêts à mourir pour libérer Haïti. Il est accueilli en libérateur. Guy PHILIPPE rejoint vite divers mouvements armés dont celui des Gonaïves et celui de Pernales qui se mettent aussitôt sous son commandement. Le mouvement prend alors le nom de « Front de résistance et de libération nationale ».
Quant à ceux qui reprochent à Guy PHILIPPE de faire alliance avec des gens au passé « pas très clair », il répond dans une interview à la télévision dominicaine « Je suis prêt à faire alliance même avec Duvalier pour sauver Haïti ». Un peu comme CHURCHILL avait répondu à ceux qui lui reprochaient de s’allier à STALINE contre HITLER.
Le Commandant en chef des insurgés s’engage à ne pas investir le palais national et promet de se mettre au service du nouveau président provisoire prévu par la constitution. Après quelques semaines de combat, il réussit à s’emparer militairement des 2/3 du territoire national. Un succès impossible à imaginer sans le soutien du peuple. Les critiques militaires de partout salue ses prouesses. Aux yeux des opprimés, il devient la figure emblématique du mouvement G.N.B même si à port au prince, l’opposition en cravate nie officiellement tout lien avec lui. Il incarne l’espoir, celui qui libérera les Port-au-princiens pris en otage par un gouvernement à la fois illégitime et criminel. Il a la particularité dans cette bataille d’annoncer à l’avance ses intentions militaires et surtout de toujours tenir promesse. Chaque matin, le pays retient son souffle, guette chaque bulletin en quête des nouvelles du front comme on suit avec passion un feuilleton. Chaque ville libérée par les rebelles est un pas de plus vers le retour à la démocratie. Guy PHILIPPE s’empare de Mirebalais à seulement quelques kilomètres de Port-au-prince avec une aisance qui fait frémir les plus fougueux chimè, plus habiles à réprimer le peuple qu’à s’opposer à des hommes déterminés. Malgré la pression de certaines ambassades qui n’ont eu aucun scrupule à soutenir la dictature en Haïti jusqu’au dernier moment, Guy PHILIPPE promet à la nation de fêter son 36ème anniversaire à Port-au-Prince, la capitale, le 29 février.
Ce matin là, on apprend à la radio que J.B. ARISTIDE s’est embarqué pour une destination inconnue.
Des centaines de milliers de personnes gagnent les rues partout en Haïti pour fêter le départ d’ARISTIDE.
Le 1er mars 2004, Guy PHILIPPE fait son entrée triomphale à la capitale. “Vive Guy PHILIPPE, général président” pouvait-on entendre un peu partout. C’est la première fois dans l’Histoire d’Haïti qu’une armée victorieuse dans le renversement d’un président ne s’est pas d’office emparée du pouvoir exécutif. Guy PHILIPPE une fois encore tient sa promesse et remet les « clés du pouvoir » aux civils… Il dépose les armes sans condition, sans rien exiger en retour et rentre modestement à Pestel, son village natal après 3 années d’exil.

Dans son premier discours à la Nation, le président provisoire Boniface ALEXANDRE déclare en des termes à peine voilés qu’il n’a pas besoin de l’aide de Guy PHILIPPE et de son armée de libérateurs et… juge plus patriotique de faire appel à des soldats étrangers pour assurer la sécurité du pays.

Plus tard, face à de graves problèmes d’insécurité qui ternissent l’image d’Haïti, et les bavures répétées des forces onusiennes, le Premier Ministre LATORTUE avouera publiquement qu’il regrette que sous la pression des ambassades étrangères, il n’ait pas fait appel aux militaires haïtiens pour garantir l’ordre et la sécurité publique face aux bandits armés. Il est à peu près le seul à avoir reconnu qu’il n’a pas tenu ses promesses face à ces compatriotes qui ont offert leur poitrine aux balles des chimè pour sauver Haïti.

Contrairement aux déclarations de l’opposition en cravate, armes, munitions et argent ont été acheminés aux rebelles et un accord pour former un gouvernement d’union nationale après la chute d’Aristide était prévu. Le rétablissement des forces armées apparaissait comme une évidence. Rien n’a été respecté, les politiciens traditionnels et certains secteurs de la société civile se sont empressés de signer un accord allant même jusqu’à recommander aux forces de l’occupation d‘utiliser les armes, s’il s’avérait nécessaire, contre Guy Philippe qui venait de libérer le pays. C’est ce même « accord » qui allait donner entre autres, le comité des sages, sorti de nulle part, et aussi certains dirigeants actuels venus de nulle part eux aussi, qui nous ont conduit nulle part aujourd’hui.
Face à l’effondrement continu du pays, aux promesses non tenues, à l’échec de la transition et au danger d’un éventuel retour à la dictature, En mai 2004, Guy PHILIPPE annonce la création du Front pour la Reconstruction Nationale, FRN. Le nouveau parti choisit comme logo une truelle et un bloc, instrument pacifique des bâtisseurs d’avenir. Convaincu par l’histoire douloureuse d’Haïti que la démocratie est le seul système viable, Guy PHILIPPE déclare que la priorité demeure pour notre pays la construction d’un Etat fonctionnel et d’institutions indépendantes et fortes.

Le Front s’est entouré de brillants intellectuels haïtiens, écrivains, journalistes, agronomes, et spécialistes en la question du développement endogène. Au total, trente deux commissions d’experts ont participé à la rédaction du programme du parti. Le FRN demande à chaque haïtien de donner le meilleur de soi pour construire un pays nouveau. De son expérience au Mexique et en Equateur, Guy PHILIPPE garde un intérêt certain pour les politiques économiques latino-américaines. Il est particulièrement attentif aux développements récents, d’autant que s’il admet qu’il y a bien eu une certaine croissance économique du Chili sous PINOCHET, il demeure horrifié par son coût humain et par le coté brutal et arbitraire du dictateur. Entre CARDENAS et VARGAS, il propose une voie politique adaptée à la réalité haïtienne tout en tenant compte des exigences de l’ère de la mondialisation.
Le programme du parti pourrait se résumer en deux mots : développement endogène. Celui-ci est disponible sur le site internet  http://www.frnhaiti.org Le FRN présente Guy PHILIPPE comme candidat à la présidence d’Haïti aux prochaines élections. Peut-être écrira-t-il encore une page de l’Histoire, celle qui permettra à chaque Haïtien de marcher à nouveau la tête haute.


Le Front pour la Reconstruction Nationale (FRN)
www.frnhaiti.org